Septembre 2018 – Il était une fois, dans les abruzzes

Il était une fois, dans les Abruzzes… l’histoire de belles rencontres entre les animaux de cette contrée et un groupe de spécimens humains, extraits de leur biotope habituel pour une immersion au pays de la faune.

 

Ainsi, les hôtes animaliers de ces espaces sauvages ont pu traquer et observer des humains ; ils narrent leur aventure…
Nous,  CERFS, enhardis par nos joutes amoureuses,  bramions sans relâche pour rassembler nos biches et leur offrir le spectacle incongru de ces humains, marchant les uns derrière les autres ou tentant de se dissimuler derrière quelques pierres ou arbustes.

Moi, grand cerf solitaire, je suis venu m’abreuver, tout près d’eux, à plusieurs reprises pour observer leurs mœurs alimentaires et mesurer leur capacité d’attention…

 

Nous, CHAMOIS Apennins, sommes restés impassibles à leur approche, un peu étonnés de voir ces humains se jeter à plat ventre pour pointer sur nous, leurs yeux équipés d’accessoires divers.

 

Nous, hardes de CINGHIALI,  avons joué devant eux :  jeux, galopades et fouissements sur la plaine d’Opi. Une laie, soucieuse de l’éducation de ses marcassins, les a emmenés dans une souille  pour observer de près les êtres humains… moment magique !

 

Moi, Monsieur Renard, j’ai minaudé pour les séduire, rusé que je suis !

 

Et moi,  petit veau domestique, j’ai testé l’empathie humaine en traversant, boitillant, la plaine d’Opi…

 

Moi, le seigneur malicieux des Abruzzes, OURS Marsicain, j’ai joué à cache-cache, me laissant entrevoir et laissant çà et là quelques indices : ma tanière vide, mes crottes de la veille…

 

Nous, LOUPS, sommes restés très discrets pour garder notre mystère et ne pas effrayer ces humains. Quelques traces de nos passages les ont ravis, les reliefs d’un de nos festins ont suscité une séance de communication verbale humaine… intéressant ! Tiens en parlant de langage, certains se sont essayés à nos hurlements, un soir de pleine lune…. nous avons préféré ne pas répondre ! Quelques congénères du côté de Civitella ont pu croiser leurs regards, étrange espèce !

Quelle belle expérience que nos rencontres furtives avec des humains ; ils ont bravé des chemins escarpés, des aurores et crépuscules glaciaux pour régaler notre curiosité animale.

Nous refermons ce chapitre, leur présence nous a rassurés, la nature se vit ensemble, nos territoires se partagent. Merci à eux.

Propos animaliers recueillis par D et J. V. /10.18

 

Auteur de l article marc